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Mon avis sur Lucis en une phrase : c'est l'un des bilans sanguins préventifs les plus complets et les mieux expliqués accessibles sans ordonnance en France… à condition de comprendre ce qu'on achète (et ce qu'on n'achète pas).
Autant poser ma position tout de suite : je me méfie de l'âge biologique comme argument marketing. Je crois en revanche profondément à la mesure. Ce sont deux choses très différentes, et c'est précisément ce que la plupart des avis sur le sujet confondent.
J'ai fait le test : 143 biomarqueurs analysés, un tableau de bord qui m'a sorti un âge biologique de 28 ans pour 34 au compteur - et surtout trois choses que je n'aurais jamais vues autrement.
Dans cet article : ce qu'est vraiment Lucis Life, comment ça se passe, le prix, mon retour d'expérience chiffré, un comparatif avec un bilan classique (et les alternatives comme Kor et Zoī), et mon avis personnel après avoir fait tout le parcours.
Lucis est une plateforme européenne de santé préventive, fondée en 2025 par Maxime Berthelot et Baptiste Debever.
Le principe : au lieu d'attendre le symptôme pour agir, on prend une photo précise de sa biologie pour corriger ce qui doit l'être pendant que c'est encore facile.
Concrètement :
La vraie différence avec le tableau de chiffres qu'on récupère d'habitude au labo, ce n'est pas le nombre de marqueurs : c'est l'interprétation.
Chaque valeur est située, expliquée, et transformée en action. C'est là que se joue tout l'intérêt du produit.
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“Je me suis lancée et achetée le livre de recettes. Quel travail ! Explications claires, recettes à tomber et surtout portion par personne. Toutes les recettes donnent vraiment envie et sont healthy.”


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Le scénario est presque toujours le même. Vous dormez 7 heures et vous vous réveillez fatiguée. Vous prenez du poids sans avoir rien changé à votre alimentation. Vous avez froid tout le temps, les cheveux qui tombent un peu plus que d'habitude, une énergie qui s'effondre à 16h… Et quand vous en parlez, on vous répond que c'est l'âge, le stress, ou les enfants. 😬
Parfois c'est vrai.
Souvent, c'est une réponse qu'on donne faute d'avoir regardé.
Parce que « se sentir fatigué » et « avoir un marqueur biologique qui décroche » sont deux informations différentes - et une seule des deux est mesurable.
La balance donne un poids. Le miroir, une silhouette. La montre, des pas.
Aucun de ces outils ne voit l'intérieur : les carences, l'inflammation de fond, l'équilibre hormonal, la façon dont votre organisme gère réellement le sucre.
Et surtout, le truc que je veux vraiment vous dire, « être dans les normes » ne veut pas dire « être au mieux ».
C'est exactement dans cet espace que vivent la plupart des gens qui se sentent moyennement bien sans savoir pourquoi.
Sans données, on avance à l'aveugle : on empile les compléments « au cas où », on suit des conseils génériques trouvés en ligne, on devine.
Un bilan, c'est simplement remplacer la devinette par de la mesure. Si vous jugez encore votre forme au seul chiffre de la balance ou de l'IMC (mon calculateur d'IMC vous en montre d'ailleurs vite les limites), c'est le premier réflexe à dépasser.

C'est le chiffre que tout le monde partage, et que presque personne n'explique.
Soyons précis, parce que c'est là que se joue la crédibilité de tout l'exercice.
Vous avez deux âges : l'âge chronologique (les bougies sur le gâteau) et l'âge biologique - l'état de fonctionnement réel de votre organisme, estimé à partir de vos marqueurs.
L'idée n'a rien de fantaisiste, mais il faut distinguer deux familles d'outils que le marketing mélange allègrement.
D'un côté, les horloges épigénétiques : l'horloge de Horvath (2013) puis le DNAm PhenoAge de Morgan Levine (2018). Elles sont efficaces, mais elles se calculent à partir de la méthylation de l'ADN - pas d'une prise de sang classique. Un bilan sanguin, aussi complet soit-il, ne mesure pas ça.
De l'autre, le Phenotypic Age, validé par Liu et ses collègues en 2018 dans PLoS Medicine. Celui-là se calcule bien à partir du sang : neuf biomarqueurs de routine : albumine, créatinine, glycémie, CRP, pourcentage de lymphocytes, volume globulaire moyen, indice de distribution des globules rouges, phosphatases alcalines et leucocytes - combinés à l'âge chronologique. C'est cette famille-là qui est pertinente quand on parle d'un bilan sanguin.
C'est pour ça que mes « 28 ans » sont, très sincèrement, la partie la moins intéressante de mon bilan. Sympa pour l'ego, inutile pour la décision. Le vrai jus est dans le détail.
Le parcours Lucis est simple et rapide :
Dans mon cas, j’ai eu mes résultats en 18 jours et mon protocole personnalisé en un mois tout pile.

Place au concret.
C'est ce qui manque à la plupart des avis publiés sur le sujet. Voici les trois enseignements que je retire de mes 143 marqueurs.
✅ La bonne surprise - mon indice oméga-3 : 8,37 %.
Au-dessus de 8 %, on se situe dans la zone la plus favorable de l'Omega-3 Index, l'indicateur proposé par Harris et von Schacky en 2004 et depuis largement étudié - les travaux issus de la cohorte Framingham Offspring l'associent même à la mortalité toutes causes. Mes années à privilégier les poissons gras se voient noir sur blanc (et la prise d’oméga-3 EPAX).
C'est typiquement le genre de marqueur qu'un bilan classique ne regarde jamais ; j'explique pourquoi c'est un pilier dans mon guide sur les oméga-3 et les meilleurs aliments.
⚠️ Le point à corriger - ma vitamine D : 22,6 ng/mL

Soit une insuffisance (le seuil de suffisance est fixé à 30 ng/mL par le référentiel du laboratoire).
Rien de dramatique - c'est le déficit le plus répandu en France, particulièrement hors période estivale - mais parfaitement invisible sans prise de sang.
Deux corrections simples : exposition, alimentation ciblée, et supplémentation raisonnée (côté minéraux, voir aussi mon article sur le magnésium).
🧠 Le piège évité - ma créatinine « trop haute ».
Ma créatinine ressort au-dessus de la fourchette et mon débit de filtration estimé apparaît un peu bas. Isolé, ça inquiète.
Sauf que je me supplémente en créatine et que j'ai une masse musculaire importante : deux facteurs qui augmentent mécaniquement la créatinine sans que les reins ne soient nécessairement en cause. Remise en contexte, la valeur n'a à priori rien d'alarmant - elle reste à suivre avec un médecin. Une liste de chiffres bruts ne vous dira jamais ça.
La leçon : on peut être en forme, bien entouré de bonnes habitudes… et avoir quand même des angles morts qu'on ne voit que par une prise de sang.
Mes résultats sont ceux d'un homme de 34 ans plutôt sportif.
Autant dire : pas forcément votre profil. Or c'est justement entre 40 et 60 ans, et particulièrement chez les femmes, qu'un bilan complet devient le plus informatif. Parce que c'est la période où le corps change en silence.
C'est l'exemple que je trouve le plus parlant. Avant la ménopause, les règles puisent régulièrement dans les réserves de fer. Une ferritine à 15 µg/L est techniquement « dans les normes » de beaucoup de laboratoires - et pourtant, c'est un plancher. C'est typiquement la valeur qui accompagne une fatigue persistante et une chute de cheveux, et à laquelle on répond « tout va bien, vos analyses sont normales ».
Après la ménopause, la logique s'inverse : les pertes cessent, les réserves remontent, et c'est alors la surveillance dans l'autre sens qui devient pertinente. Le même chiffre ne veut pas dire la même chose à 45 et à 58 ans. Un bilan qui contextualise sait faire cette différence ; une ligne de résultats, non.
Aucun de ces marqueurs ne « soigne » quoi que ce soit, et un bilan ne remplace pas un suivi gynécologique ou médical. Mais arriver en consultation avec ces données plutôt qu'avec un ressenti, ça change complètement la nature de la conversation.
Lucis fonctionne par abonnement annuel, sans ordonnance :
Tarifs indicatifs, à vérifier sur le site officiel. Ce qui fait selon moi la vraie valeur de Care, ce n’est pas seulement la richesse du premier bilan : c’est le second contrôle, qui permet de mesurer l’effet des changements réalisés.
« Ce n'est pas remboursé » : c'est la réponse qu'on lit partout, et elle est incomplète. Il faut distinguer trois cas :
Autrement dit : avant de considérer que c'est 490 € à votre charge, vérifiez vos deux autres guichets.
Un mot clair : Lucis ne remplace pas votre médecin. C'est un outil de prévention et d'optimisation, pas un cabinet médical. Le combo idéal, c'est même d'arriver en consultation avec ces données plutôt que les mains vides.
En revanche, si vous avez un symptôme précis, ce n'est pas la bonne porte : direction le médecin.
Un bilan préventif n'est pas un outil de diagnostic, et le présenter comme tel serait malhonnête.
Booste et simplifie ton évolution physique avec ces 50 recettes healthy. Variées, faciles et gourmandes !

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Méconnaissable en 60 jours allie nutrition pratique sportive et coaching mental.

"J’adore l idée de ce livre, c’est plutôt un voyage, une aventure à vivre.
L’idée de coupler avec des messages est top !
Je me lance, merci 🙏"


30 jours pour perdre du poids et obtenir un ventre ferme et tonique. Ton challenge sans privation !

“En deux mois, j'ai perdu 6 kg grâce au Challenge Ventre Plat, et mon poids s'est stabilisé depuis. La méthode de Charly m'a aidée à adopter les bonnes habitudes, pour ma remise en forme. Je me sens plus énergique et confiance pour continuer vers une évolution durable.”


C'est le grand angle mort de tous les articles sur le sujet : on vous vend le bilan, jamais la suite. Or un bilan qui ne débouche sur rien est de l'argent dépensé pour une émotion.
Les ajustements d'alimentation, l'exposition au soleil, l'activité physique, le sommeil, et une supplémentation ciblée sur ce qui a été objectivé - pas sur ce que vous avez lu quelque part.
C'est précisément l'intérêt d'avoir mesuré : vous ne supplémentez plus à l'aveugle.
Toute valeur franchement décalée, tout marqueur hors norme qui se répète sur deux bilans, et évidemment tout résultat associé à des symptômes.
Un conseil pratique : n'arrivez pas en consultation avec 143 lignes et un score. Arrivez avec trois questions précises et les valeurs correspondantes. Vous obtiendrez un échange utile plutôt qu'un haussement d'épaules.
Re-mesurer.
Un bilan isolé est une photo, et une photo ne dit pas si vous allez dans le bon sens. La vraie valeur de ce type de démarche apparaît au deuxième bilan, quand vous voyez la vitamine D remonter ou l'inflammation baisser. Sans ce second point de mesure, vous avez acheté un constat, pas une trajectoire.
Mon verdict : pour passer d'une santé « au ressenti » à une santé pilotée par la donnée, c'est un excellent outil — à condition de venir chercher le détail des marqueurs, pas le chiffre à poster. C'est cohérent avec ma façon de travailler sur tout le reste, du métabolisme à l'alimentation méditerranéenne : on mesure, on ajuste, on re-mesure.
Il faut que quelqu'un le dise, alors autant que ce soit moi : quand on mesure 143 marqueurs, il est statistiquement très probable d'en avoir plusieurs hors normes.
La raison est simple. Un intervalle de référence est construit pour englober environ 95 % d'une population en bonne santé.
Ce qui signifie que, pour chaque marqueur pris isolément, environ 5 % de gens parfaitement sains tombent en dehors. Multipliez par 143 marqueurs, et vous obtenez statistiquement une poignée de valeurs « anormales » qui ne traduisent… rien du tout. Ma créatinine en est l'illustration parfaite.
Trois réflexes pour ne pas transformer un outil de prévention en machine à anxiété :
C'est aussi le principal risque de ce type de service, et il serait malhonnête de vous le cacher : plus on mesure, plus on trouve - et tout ce qu'on trouve n'a pas la même valeur clinique.
Lucis est-il remboursé ?
Pas par la Sécurité sociale : aucun bilan préventif réalisé sans ordonnance ne l'est. En revanche, certaines complémentaires santé proposent un forfait prévention ou un partenariat - Elsee rembourse par exemple 80 € sur le bilan Lucis pour certains de ses forfaits. Et si votre employeur propose un dispositif de check-up, la question peut se régler autrement. Renseignez-vous avant de payer.
Quel est le prix de Lucis ?
La formule Care est proposée autour de 490 € par an (tarif indicatif). Elle comprend deux bilans, plus de 110 biomarqueurs et un suivi personnalisé. Le code DECLIC10 permet de bénéficier de -10 %.
L'âge biologique de Lucis est-il fiable ?
Le concept est scientifiquement fondé : le Phenotypic Age, validé par Liu et coll. (2018), se calcule à partir de neuf biomarqueurs sanguins et de l'âge chronologique, et prédit la mortalité un peu mieux que l'âge civil seul (AUC 0,88 contre 0,86). Mais l'algorithme précis utilisé par Lucis est propriétaire et non publié. À considérer comme une boussole, jamais comme un verdict.
Peut-on faire ce bilan sans ordonnance ?
Oui, c'est même l'un de ses principaux intérêts : un bilan sanguin complet accessible directement, dans une logique préventive.
Est-ce pertinent pour une femme de 40 à 60 ans ?
C'est même l'une des périodes où ce type de bilan apporte le plus d'informations, en raison des changements hormonaux et de leurs répercussions sur le fer, la thyroïde, le profil lipidique et le métabolisme du sucre. Cela ne remplace évidemment pas un suivi gynécologique ni médical.
Est-ce que ça remplace mon médecin ?
Non, et il ne faut pas le vendre ainsi. C'est un outil de prévention et d'optimisation. L'usage idéal consiste à arriver en consultation avec ces données pour un échange plus précis.
Faut-il être à jeun ?
Oui, prise de sang le matin à jeun (environ 12 heures), comme pour un bilan classique, afin de fiabiliser notamment la glycémie et le bilan lipidique.
Lucis ou Kor ?
Ils ne s'adressent pas au même payeur. Kor est financé par l'entreprise et couvre un périmètre large (indicateurs biologiques, cliniques, mode de vie, santé mentale). Lucis est un abonnement personnel centré sur la profondeur sanguine et le suivi dans le temps. Si votre employeur propose Kor, commencez par là.
Lucis ou Zoī ?
Zoī est plus étendu (imagerie, examens cliniques) mais nettement plus cher, à partir d'environ 990 €/an. Lucis offre le meilleur rapport profondeur/prix pour un suivi sanguin régulier.
Que faire si j'ai des marqueurs hors normes ?
Ne pas paniquer : sur un panel de 143 marqueurs, il est statistiquement normal d'en avoir quelques-uns en dehors des intervalles de référence sans que cela ait la moindre signification. Ce qui compte, c'est l'amplitude de l'écart, la cohérence avec les autres marqueurs, et la répétition sur un second bilan. En cas de doute ou de symptôme, consultez votre médecin.